Les Principales Indications de l’Hypnose et la Liste Non Exhaustive

 

des Cas Traités avec Succès.

 

 

 

 

Neuro-psychiatrie : migraines, céphalées, insomnies, cauchemars, tics, anxiété, certaines dépressions, phobies (claustrophobies et agoraphobies, phobie sociale, peur des ascenseurs, du train, de l’avion, de l’eau …), troubles obsessionnels compulsifs, attaques de panique, névroses traumatiques, anorexie, boulimie, alcoolisme, agressivité, troubles de la mémoire, amnésie, stress, bégaiements.

 

Psychothérapie : troubles relationnels familiaux ou professionnel, deuils, angoisse,  Traumatismes : accident, décès, divorces …, , énurésie (incontinence d’urine), coprorésie, rétention urinaire, excès de poids.

 

Douleur : aiguë et chronique (migraines, brûlures, zona, membre fantôme, névralgies …), analgésie, anesthésie, suites postopératoires : lutte contre la douleur, examens médicaux pénibles, cancer, grand brûlé … , soutien durant le traitement du cancer, du sida et autres maladies importantes.

 

Pathologie cardio-vasculaire : les composantes psychologiques de certains troubles du rythme cardiaque, hypertension artérielle..

 

Dermatologie : eczéma, zona, psoriasis, pelade, verrues, prurit, urticaire, ichtyose (peau sèche), hémophilie, herpès génital ou labial.

 

Allergologie : allergies ponctuelles ou chroniques, asthme.

 

ORL : vertiges, acouphènes, aphonie, dysphonies, toux spasmodiques, dysphagie (sensation désagréable lors de la déglutition).

 

Appareil respiratoire : asthme.

 

Appareil locomoteur : rééducation d’hémiplégies, de traumatismes Crâniens, douleur.

 

Gynécologie-Obstétrique : approche psychologique dans le domaine de la stérilité, préparation à l’accouchement.

 

Sexologie : Frigidité, impuissance, vaginisme, anorgasmie, dysménorrhée (règles douloureuses) et aménorrhée (absence de règles), stérilité, dyspareunie, impuissance, éjaculation prématurée, trouble de la libido.

 

Pédiatrie : asthme, troubles du sommeil, eczéma, énurésie.

 

Gastro-entérologie : ulcère gastro-duodénaux, les composantes psychologiques des troubles du transit, colites, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn,

 

Dépendance : Traitement anti-tabac, alcoolisme et toxicomanie, onychophagie (se ronger les ongles).

 

Coaching : Individuel et collectif, manque de confiance en soi, réorientation professionnelle ou personnelle, entraînement à la concentration, à la performance : sport, études, examens, définition d’objectifs.

 

 

Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 23:47

J'ai testé une séance d'hypnose


Je suis sujette à ce qu'on appelle l'onychophagie, c'est-à-dire que je ronge mes ongles, pas trop certes, mais je m'arrache les petites peaux autour... Vilain tableau. Après des années de tentatives diverses pour arrêter cette horrible manie, j'ai décidé de tester l'hypnose. Récit.

 
 

Pourquoi l'hypnose ?
J'ai une amie qui a arrêté le tabac grâce à cette méthode et que ce soit l'onychophagie ou la cigarette, ce sont deux addictions dont il est bien difficile de se séparer.
Je ne risquais pas grand-chose à essayer. D'autant que je connaissais le médecin hypnothérapeute que j'avais choisi.
Je me lance et prends rendez-vous. Et pas question d'annuler pour un pseudo faux prétexte la veille. Une interrogation demeure au fond de moi : vais-je être capable de me détendre suffisamment pour être réceptive à ce que va me dire le thérapeute ? Je suis du genre boule de nerfs.

Jour J
J'arrive décontractée à mon rendez-vous. Le médecin me pose des questions pour mieux comprendre mon problème, cette manie, ce tic qui me colle à la peau depuis si longtemps. Puis il me propose de m'installer confortablement dans un fauteuil, ferme les rideaux pour tamiser la pièce. Mais non, il ne tend pas ses mains vers moi en faisant de grands yeux ronds et en me disant " vos paupières sont lourdes, vous dormez... "
Il me demande tout simplement de fixer un point précis dans la pièce, j'opte pour le rideau qui est en face de moi. Puis, quand mon champ de vision commence à s'assombrir, il me propose de fermer les yeux et de me détendre. " Détendre " ce mot résonne dans ma tête... Comment y arriver alors que j'ai dix mille trucs en tête à penser pour le boulot ! Je me raisonne et m'y emploie. J'ai fait la démarche de venir alors je vais jusqu'au bout.

Le médecin me parle doucement, assez peu, et me demande de lui faire signe en bougeant la tête pour lui indiquer quand je me sentirai suffisamment détendue pour aller plus loin dans la séance. C'est seulement quand je lui donne mon accord que la thérapie commence réellement. Lui seul parle. En s'appuyant sur ce que je lui ai dit en début de consultation, il revient plus précisément sur le processus de cette sale manie et à me donner des clés pour faire en sorte que lorsque l'envie de ronger mes ongles survient, je sois en mesure d'aller contre.
Plus la séance passe, plus je suis détendue au point de sentir mes bras lourds et engourdis.
Puis, doucement le médecin me sort de ma torpeur en me parlant et me ramène à la réalité. Il convient que pour quelqu'un qui avait des appréhensions, tout s'est bien passé, même s'il a remarqué que par moment j'essayais de me contrôler.
Il me propose de laisser passer quelques jours et de voir si je ressens le besoin de revenir.

Quelques semaines ont passé...
A ma grande stupéfaction, deux, puis trois, puis 15 jours passent sans que je ne touche à mes mains. Plusieurs semaines plus tard, mes ongles ont bien poussé, les cuticules et les contours ne sont plus mangés et rouges. J'ai l'impression que je suis sur la bonne voie même si j'avoue avoir tiré sur une ou deux petites peaux... Mais rien de comparable avec ce que je faisais il y a encore peu de temps !
Comment une séance peut-elle faire autant d'effet ? Je ne cherche pas trop à comprendre le mécanisme de mon inconscient, le résultat est là et c'est le principal. Je regarde avec fierté mes mains, une appréhension persiste quant à ma capacité à tenir sur du long terme. Le pari n'est pas encore gagné ! Demain je cours me faire faire ma première manucure.


Par Laurence Bourdouleix - Publié dans : santé
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 /07 /Juil /2007 23:23
Vidéos sur l’hypnothérapie
 
 
 
Page de vidéos « l’hypnose thérapeutique sur TF1 » cliquez sur le lien suivant :
 
 

 

 

 

Par tf1 - Publié dans : santé
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /Juil /2007 22:54
 
  • HYPNOTHERAPIE

- Un reportage général de la TSR sur l'Hypnose
Un reportage de 15 minutes de la Télévision Suisse Romande
(cliquez sur "Hypnose", dans le menu de droite)

- Un reportage général sur l'Hypnose dans "52 à la Une"
Un reportage d'une quinzaine de minutes réunissant divers spécialistes, du fameux Dominique Webb, à Jean Becchio, jusqu'à la très médiatisée Dr Faymonville, dont vous noterez les paroles très justes à propos de l'hypnose (vers la fin du reportage).
(clic droit et "Enregistrez sous..." pour sauvegarder le film sur votre ordinateur)

- Hypnose et anesthésie
Un excellent reportage de 15 minutes de la Télévision Suisse Romande au CHU de Liège
(agrandissez la fenêtre, puis cliquez sur "format Real" pour une meilleur qualité d'image)

- Hypnose et boulimie
Trois témoignage sur l'hypnose dans le soin de la boulimie. Sur Boulimie.fr

- Hypnose et migraine à l'Hôpital Trousseau (Paris, 12)
Petit reportage sur TF1...et on peut même soigner tout court, au lieu de ne faire que soulager !

- Hypnose, stress et douleur
Autre reportage TF1
(attention, les tarifs de consultations indiqués en fin de reportage sont exhubérants ! Comptez entre 50 euros, en Province, et 100 euros maxi de l'heure, avec un spécialiste reconnu à Paris)

- L'Hypnose pour arrêter de fumer
Toujours sur TF1...

 
  • HYPNOSE CLASSIQUE

- L'Hypnose pour arrêter de fumer
Une séance d'hypnothérapie classique, par Dominique Webb.

- Induction hypnotique instantanée
Première démonstration, avec des sujets entraînés à l'hypnose.*

- Induction hypnotique instantanée
Première démonstration, avec un sujet non-entraîné mais très suggestible. *

* Remarquez dans les deux vidéos précédente la dissociation induite par le changement de direction de la voix de l'opérateur (différents à chaque fois), aussitôt la transe induite.

- Induction hypnotique instantanée
Par Dominique Webb, avec des sujets improvisés. Un exemple de congruence !

 
  • MILTON ERICKSON

- Quelques images d'Erickson
Milton Erickson : ouverture du premier congrès, en 1980.

- Milton Erickson : induction hypnotique (33 mn)
Des images fimées en 1955.

- Milton Erickson : explorer in Hypnosis and therapy (57 mn)
Un documentaire de Jay Haley et sa femme, Madeleine Richeport

- Un court extrait de la célèbre induction de Mondy
Filmé en 1975.

 
Par IFHE - Publié dans : santé
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /Juil /2007 22:50

Application Pratique de l'Hypnothérapie Ericksonienne Indirecte Avancée: Une vidéo avec Stephen Brooks

 
 
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Commentaire 1

En disant qu’il n’y a qu’ « une chose » que je connais à son propos, je lui suggère qu’elle pourrait m’en dire plus. Je suscite encore plus son désir de connaître l’hypnose en le lui faisant remarquer.

Commentaire 2

En plus de suggérer que l’état de transe est confortable, et « se fait tout seul», je souligne ces suggestions en altérant la hauteur et le ton de ma voix, pour les faire ressortir du reste de mon discours. J’utilise aussi mes yeux et mes expressions pour souligner encore plus ces messages secondaires.

Commentaire 3

Là je suggère qu’elle peut apprendre quelque chose de nouveau quand elle aura fini de me dire comment elle se sent – donc le fait de parler d’elle-même la rapproche de nouveaux apprentissages. En lui demandant de me décrire ce qu’elle ressent « là, maintenant », je lui suggère aussi que son ressenti va changer. Car maintenant ne dure que maintenant. J’ai fait cela car j’ai remarqué qu’elle était tendue.

Commentaire 4

Bon, ceci est assez complexe. Quand elle dit qu’elle est seulement un peu tendue, cela me donne l’occasion de mettre un peu d’humour. L’humour l’aide à se détendre. En suggérant que je m’attendais à ce qu’elle soit plus tendue que ça, je lui fais indirectement un compliment sur sa capacité à se détendre et je sous-entends que je suis peut-être encore plus tendu qu’elle. C’est une manière de me synchroniser avec son ressenti du moment. Cela nous rapproche car nous partageons un même ressenti.
J’ai aussi envie qu’elle se sente motivée pour cette séance donc je veux qu’elle acquiesce à tout ce que je dis. C’est pourquoi chaque question appelle une réponse positive. Même quand elle répond « non », elle est d’accord avec moi.

Commentaire 5

Là je dirige son attention vers le « petit peu de tension quelque part ». En faisant cela je limite encore plus sa tension. Je la félicite également d’avoir un petit peu de tension, tout comme je l’ai félicitée pour sa détente. Elle se sent à la fois tendue et détendue. Je veux me synchroniser avec ces deux expériences pour qu’elle sente que je la comprends et que c’est OK de ressentir cela.

Commentaire 6

Je veux limiter sa tension en plus en lui demandant de me dire où elle se trouve. En identifiant exactement où elle est, elle saura quand elle aura disparu. Je dirige également son attention vers l’intérieur car elle essaie d’identifier son ressenti. C’est l’un des premiers stades de la transe.

Commentaire 7

Nous savons tous les deux où réside sa tension et je vérifie s’il y a un autre endroit qui semble tendu.

Commentaire 8

J’avais remarqué qu’elle s’accrochait au fauteuil mais avant que je puisse ajouter quoi que ce soit, elle a pris une grande inspiration. J’ai synchronisé ma respiration à la sienne pour expirer en même temps qu’elle afin qu’elle sente que je fais de plus en plus partie intégrante de son expérience, tout simplement parce que je respire comme elle. Cela lui permet aussi de se rendre compte que je lui donne toute mon attention.

Commentaire 9

A nouveau je la félicite d’avoir été capable de se relaxer.

Commentaire 10

Je souligne maintenant la capacité de son inconscient à l’aider à entrer en transe. En général j’utilise le terme inconscient quand j’enseigne l’hypnose mais je l’appelle subconscient  quand je pense que cela mettra le patient plus à l’aise. Et j’ai aussi créé un lien de cause à effet entre le fait qu’elle ait pris une inspiration et le fait que la sensation dans ses mains ait changé.
En réalité il n’y a pas de relation de cause à effet dans le cas présent, mais je suggère que sa respiration et les sensations dans ses mains sont liées d’une manière ou d’une autre. Je fais cela car je veux qu’elle commence à remarquer qu’un changement physiologique peut en entraîner un autre.
Cela permet à la transe de devenir un phénomène qui s’auto-génère. Plus tard, par exemple, je vais lui dire qu’en même temps qu’elle expire elle peut entrer plus profondément en transe. Cela fait de son cycle continu de respiration un processus d’approfondissement de la transe. Tout ce que j’ai à faire, c’est d’observer et de commenter le processus.
J’ai aussi délibérément proposé une formulation grammaticalement incorrecte : « et quelle sensation dans ces mains maintenant ? » C’est une autre manière de souligner certaines suggestions. On peut aussi choisir délibérément de mal prononcer un mot ou d’en éluder un. A chaque fois que, délibérément, je fais une erreur, la patiente corrige elle-même dans sa tête. Elle complète la formule, rajoute les mots manquants ou reprononce les mots mal prononcés ce qui veut dire qu’elle les souligne pour elle-même.

Commentaire 11

Il est impossible que la sensation soit exactement la même dans les deux mains. Certains patients ne réussissent pas, à ce stade, à noter la différence. Cependant, on peut généralement aisément les persuader que la sensation est différente dans une main et dans l’autre.
En posant la question « quelle main ? » je suggère qu’une des mains est moins tendue. Petit à petit je la détends de plus en plus par un processus d’élimination.

Commentaire 12

Ici j’utilise la confusion pour la désorienter de sa réalité actuelle et pour qu’elle commence à douter de sa compréhension organisée et consciente de la situation.Quand une personne est confuse, elle a envie de sortir de la confusion. Si elle n’arrive pas à sortir de la confusion en utilisant l’information récoltée à un niveau conscient, elle va aller chercher à un niveau inconscient. Deux types de techniques de confusion sont mis en œuvre ici. La première [invisible en français car basée en anglais sur your right hand / ta main droite et you’re right / tu as raison] utilise un temps de pause pour suggérer un sens et ensuite offrir un autre sens en complétant la phrase. La seconde introduit la confusion dans le sens de « gauche » et « droite ».
Et puis c’est un avant-goût de la communication à niveaux multiples qui vient ensuite.

Commentaire 13

Encore une fois j’introduis l’idée que son inconscient peut lui apporter quelque chose de positif sans qu’elle ait à décider consciemment de le provoquer.

Commentaire 14

Je lui dis que rire est une composante naturelle de l’induction en transe et donc elle doit commencer à entrer en transe.

Commentaire 15

Voilà une autre affirmation qui est grammaticalement incorrecte [en bon français : comme s’il y avait] et que je souligne encore par le changement dans la tonalité de la voix. Je lui fait également noter des changements physiologiques que je vois se produire chez elle à ce moment-là. Et c’est assez charmant, la manière dont son inconscient repère mes deux niveaux de communication et lui fait venir un sourire aux lèvres, ce que j’inclus immédiatement dans ma liste des changements physiologiques accompagnant la transe.
Quand je mentionne la partie qui sait de quoi je parle, je fais référence à l’inconscient. C’est une manière informelle d’introduire ce concept.

Commentaire 16

Il se passe un certain nombre de choses ici. D’abord je lui  propose un truisme, ce qui l’aide à accepter ce qui vient ensuite. Ensuite je lui parle en fait précisément de la technique que j’utilise. Je me suis dis que ça serait une chose amusante à faire parce que j’adore jouer avec les mots. En même temps que je lui explique le principe de la communication à deux niveaux, je communique à deux niveaux. Donc elle ne sait pas si je suis en train de  lui donner un exemple de cette technique ou si je suis en train de l’utiliser sur elle. Enfin si elle choisit de s’intéresser à mon explication, elle va probablement passer le reste de la séance à chercher des communications à deux niveaux et donc les souligner elle-même et si elle ne les remarque pas, ces communications à deux niveaux vont de toute façon influencer son comportement à un niveau inconscient sans qu’elle en ait conscience. Elle est dans un double lien.

Commentaire 17

Ici j’ai l’air de lui donner le choix mais en réalité quelle que soit la manière dont elle le prend, je ne suggère qu’une seule chose : qu’elle va y répondre [en anglais to respond peut signifier répondre et réagir]

Commentaire 18

Là je lui dis de ne pas penser à penser car elle peut enregistrer la communication au niveau inconscient. Je renforce le double lien en lui disant de ne pas faire quelque chose que je viens de lui dire de faire. Si elle le prend littéralement et ne cherche pas à penser à ce que je dis, cela va l’influencer inconsciemment. Si elle fait un effort pour essayer de ne pas y penser, plus elle essaie de ne pas y penser plus elle devra y penser.

Commentaire 19

Là j’ai décidé de lui proposer une série de suggestions emboîtées dans une analogie qui recouvre des descriptions d’expériences universelles. C’est un truisme qui décrit un processus naturel d’apprentissage qui est commun à tous. Le passage du stimuli externe ( le sourire sur un visage) au stockage de l’information à un niveau inconscient et comment un déclencheur externe ou un ancrage peut faire apparaître des associations établies précédemment.
Je veux l’encourager à faire ce passage entre l’attention branchée externe et l’attention branchée interne. C’est ce passage d’une expérience sensorielle externe à une expérience sensorielle interne qui constitue l’essence même de la transe. Je lui décris ce passage d’une expérience à l’autre et en même temps je la fais apparaître. Pour comprendre l’analogie il lui faut faire passer son attention de mes mots (un stimulus auditif externe) à son souvenir d’une situation d’apprentissage/de reconnaissance similaire (expérience interne) et donc à penser en images, sons, ressentis.
Je lui dis aussi qu’elle n’a pas besoin de faire consciemment attention à moi – elle recevra mon message de toute manière.

Commentaire 20

Je commente ouvertement le processus que j’utilise. Je peux faire cela car je sais que je l’ai préparée. Encore une fois elle a le choix entre donner son attention au processus ou le laisser simplement se produire. Je renforce également la suggestion qu’elle n’a pas besoin de faire attention à moi. En fait, je lui suggère même qu’elle s’absorbe dans la contemplation de combien il est « intéressant » de ne pas avoir à y penser. Il ne faut jamais dire à quelqu’un de « ne pas écouter ». C’est un ordre et la personne va soit y résister et vous écouter ou elle va essayer de vous obéir et en essayant de ne pas écouter va échouer tout simplement parce qu’il lui faudra d’abord écouter pour savoir ce qu’elle ne doit pas écouter.
Il est mieux de lui donner quelque chose d’autre à écouter, à penser ou à faire. Cela élimine l’effort consistant à essayer. C’est pourquoi je suggère qu’elle « trouve un intérêt » à penser au processus de ne pas avoir à penser. Si elle trouve un intérêt au concept, elle va faire l’expérience intérieure de penser et ne pas m’écouter (expérience extérieure).

Commentaire 21

Je lui ai présenté une autre analogie (externe) pour évoquer de possibles souvenirs (internes) et je l’ai autorisée à se plonger dans des rêveries. Je dis « autoriser » car l’analogie est placée dans le contexte scolaire. Je suggère donc aussi qu’elle peut enfreindre les règles de l’apprentissage. C’est également un nouveau concept qui peut la dissocier de son cadre de référence normal en lien avec l’apprentissage.

Commentaire 22

Ici je veux associer l’expérience du rêve au processus consistant à laisser l’esprit vagabonder. Je veux rendre le rêve contingent de l’esprit qui vagabonde. La nominalisation « songe » est sans limite. Cela implique de la magie, de l’exploration, une infinité de possibles et toute une chaîne d’associations ouvertes. Ce genre de nominalisation passe les barrières du conscient et les schémas rigides d’apprentissage. Plus elle rêve et mieux c’est. On ne peut rêver qu’à l’intérieur.

Commentaire 23

Elle me donne une brève liste d’éléments déclencheurs qui déclenchent le rêve : les livres, la télévision, les voyages. Toutes ces activités mettent en transe et impliquent un passage de l’extérieur à l’intérieur et je me saisis de l’une d’elle et je l’élargis – en focalisant mon attention sur son expérience intérieure avec « t’arrive-t-il de voyager dans ta tête ? »

Commentaire 24
Je la garde à l’intérieur (l’esprit)
Commentaire 25

Un simple Mmm suffira à renforcer son absorption intérieure. Je ne veux pas la distraire avec des mots. La tonalité du mmm est sensée évoquer le rêve.

Commentaire 26

Je continue à souligner la part de  l’ « esprit » dans son expérience intérieure continue. Je veux qu’elle reste là.

Commentaire 27

Elle rit au moment où elle se souvient de quelque chose et je me synchronise avec la tonalité de mon « ouais ». Il est important de suivre son sujet au plus près pendant l’induction. De rester avec elle tout le temps jusqu’à ce qu’elle développe son propre vécu entièrement subjectif. Et même après cela de continuer à la suivre au plus près. Si elle sort de transe pour un instant, vous sortez aussi – juste assez longtemps pour la guider à nouveau vers l’état de transe.

Commentaire 28
Je veux qu’elle rentre dans son vécu.
Commentaire 29

Je veux qu’elle entre encore plus profondément dans son vécu.

Commentaire 30

Ici j’essaie d’établir un parallèle entre la situation de transe actuelle et son scénario. Elle et son compagnon en vacances et elle et moi dans la situation de transe = personne d’autre autour, c’est désert, c’est merveilleux (ce qu’elle m’a communiqué) deux personnes qui communiquent, être dans son petit monde à soi (ma suggestion). Je veux rendre floue la distinction entre son souvenir et son vécu actuel. Ainsi elle pourra plus facilement s’associer au vécu de ses vacances et aux sentiments qui y sont associés.
Elle ne se rend pas compte que je suis en train de faire cela. En fait elle le prend littéralement et répond à un niveau conscient. La transe est une question de négociation entre le thérapeute et le conscient et l’inconscient du sujet.

Commentaire 31

Elle n’a pas remarqué que sa respiration avait ralenti, ce qui est dommage. Cela aurait renforcé le processus de transe si elle l’avait remarqué. Elle remarque toutefois qu’elle est nerveuse. C’est l’anticipation d’une plongée plus profonde dans la transe. Je dis plus profonde car elle est déjà entrée et sortie d’états de transe légers plusieurs fois pendant notre conversation, et ce sans s’en rendre compte.
C’est bien d’avoir un sujet un peu tendu. Cela le convainct qu’il va se passer quelque chose.
Les pires sujets sont ceux qui sont parfaitement détendus avec une attitude de «  fait ton truc sur moi maintenant ». Ils sont détendus parce qu’ils ne pensent pas qu’il va se passer quelque chose.
Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas hypnotisables, mais qu’il va falloir être plus indirect et donner au processus un autre nom que « transe ». Ce qui reste très éthique si le but est d’aider un patient. Un chiropracteur manipule les os alors pourquoi ne pas manipuler les concepts, d’ailleurs cela fait moins mal. Il faut donc si possible déterminer s’il y a une attenteet utiliser la tension.

Commentaire 32

Ici j’utilise la tension. Il ne faut jamais dire à un sujet d’essayer de se détendre. L’effort mis en œuvre pour essayer de se détendre crée de l’anxiété. Dites-lui plutôt de se tendre encore plus et soit il va se fatiguer soit il va rendre le processus conscient et cela va faire passer la tension d’un processus initié inconsciemment à un processus décidé consciemment. La personne est alors en meilleure posture pour décider de lâcher la tension.

Commentaire 33

Ceci est une suggestion dépendante dans laquelle le fait de lâcher prise est contingent du fait que l’esprit conscient « sache » qu’elle peut entrer dans un état de transe agréable. Cela met plus l’accent sur son processus inconscient. Cela lui donne aussi un moyen de savoir quand elle peut s’attendre à descendre plus profondément en transe. Lâcher la tension = état de transe plus profond. Si elle fait un effort pour s’accrocher à la tension, elle finira par devoir lâcher. Elle est dans un double lien.

Commentaire 34

Je veux mettre en évidence les changements physiologiques caractéristiques de l’entrée en transe. Une des meilleures manières de le faire est la « technique de mon ami John » d’Erickson, où le thérapeute décrit un ami imaginaire et ce qui lui est arrivé quand il est entré en transe. Ici je raconte une séance de questions/réponses avec un de mes étudiants. Cela me permet de souligner certaines suggestions et de faire des suggestions pour faire passer son attention de la réalité extérieure à la réalité intérieure.

Commentaire 35

Le passage de la réalité extérieure à la réalité intérieure et la surcharge de suggestions indirectes a déclenché une accélération du réflexe de clignement des yeux. En le faisait remarquer je suggère indirectement un lien entre le clignement des yeux et le fait d’entrer en transe. Cela peut produire l’une des deux réactions suivantes chez le sujet. Soit le clignement augmente, soit il va s’arrêter totalement. L’accroissement du clignement des yeux est inconsciemment provoqué ou indirectement sciemment provoqué par le fait d’essayer consciemment de l’arrêter. L’accroissement du clignement des yeux rend la transe qui s’ensuit plus forte. L’arrêt conscient du clignement des yeux est généralement un signe d’un manque temporaire de désir d’entrer en transe à ce moment-là. Dans ce cas le thérapeute a deux possibilités : soit il retourne sur ses pas et attend que le sujet se sente prêt, soit il utilise le manque de réflexe des yeux pour suggérer que le sujet cligne de moins en moins des yeux. Le sujet peut résister et céder en même temps. De toute manière le réflexe de clignement des yeux rend la transe qui s’ensuit plus forte du moment que le thérapeute crée un lien entre les deux phénomènes.

Commentaire 36

Je renforce l’association entre le clignement des yeux et la transe qui s’ensuit.

Commentaire 37

Quand vous voyez que la réaction désirée se produit chez le sujet, frustrez-la – cela la rend encore plus désirable. Plus elle essaie de retarder un processus inconscient et continue, plus il sera difficile de l’empêcher de se produire.
Elle peut choisir d’adopter ma suggestion de résister à l’entrée en transe et par là la rendre encore plus désirable ou elle peut choisir de résister à ma suggestion de résister et entrer en transe.
A cause de son appréhension, j’ai décidé d’utiliser une approche autoritaire. Je la provoque ouvertement et j’espère susciter sa résistance à ma suggestion de résister, cependant je le fais avec humour afin de brouiller la congruence entre la communication verbale et la communication non-verbale. Cela peut créer une « confusion thérapeutique » car elle  s’appuie sur moi comme cadre de référence. Afin de maintenir le cadre de référence, elle doit concentrer encore plus son attention – elle s’appuie totalement sur moi en matière d’orientation et je jongle avec son sens de la logique.

Commentaire 38

Ici je lui propose une métaphore qui est parallèle à l’expérience qu’elle est en train de faire. C’est synchronisé avec sa réalité présente et suggère ce qui va venir ensuite. La réalité présente = quelque chose de nouveau qu’on découvre peu à peu. Ce qui va venir = l’excitation et la curioisté de l’expérience de transe qui s’ensuit. Le mot présent suppose une surprise agréable. Cela peut aussi vouloir dire « moment présent » [C’est afin de conserver ce double sens que j’utilise présent alors que cadeau serait plus naturel en français].

Commentaire 39

Je continue à frustrer sa réaction bien qu’elle demande la permission de fermer les yeux.

Commentaire 40

Bon ici c’est vraiment complexe car non seulement j’induis une confusion pour la mettre en transe, mais je prépare aussi un certain nombre de choses pour plus tard. Je renforce également une nouvelle fois sa capacité à m’écouter à différents niveaux (inconsciemment) avec un truisme. Je choisis le mot « voilà » car j’ai l’intention de l’utiliser ensuite comme déclencheur pour susciter la transe plus tard. Je divise le mot en syllables car je veux suggérer deux mois (mots) car plus tard je veux qu’elle ait une hallucination où elle se voit elle-même. Donc je suggère ici qu’il peut y avoir deux « Moi » et en même temps un « Moi ». [Le dialogue est ici réécrit afin de conserver la mutliplicité de sens ; en anglais on joue sur le « You » (Toi) et « Double You » (à la fois double Toi et w : double v) ].
C’est pourquoi j’insiste sur le fait qu’associé au mot voilà, on peut avoir un mot (un Moi) et deux mots (deux Moi). [en français on joue sur la confusion sonore mot/moi]. Quand on met en place un phénomène tel qu’une hallucination, il est bon de passer du temps à préparer et suggérer indirectement que cela va se produire [dans cette version française, on peut jouer sur voilà/ vois-là qui suggère déjà une hallucination].

Commentaire 41

Elle n’y avait jamais pensé ; bien sûr qu’elle n’y avait jamais pensé – il faut qu’elle aille chercher à l’intérieur pour répondre à la question. Ensuite j’utilise sa réponse pour renforcer la suggestion par la répétition. Il faut saisir toutes les occasions d’employer la répétition : cela renforce la suggestion. Cependant il ne faut pas le faire directement.

Commentaire 42

Je note son réflexe de clignement de yeux et je l’encourage en suggérant qu’elle retourne en Turquie. Comme j’ai frustré son désir de fermer les yeux et que je l’ai dissociée avec la confusion, elle ne peut plus résister à la fermeture des paupières. Comme elle s’aggrippe toujours à la fauteuil, je décide de capitaliser sur l’association précédente entre le fait de s’aggripper à la fauteuil et de ne pas entrer en trance, avant que son inconscient le décide. Je continue à frustrer sa réaction.

Commentaire 43

Ici je lui fais remarquer les changements physiologiques que je peux observer et je rends la transe contingente de la poursuite de ces changements.

Commentaire 44

Les gens qui sont en formation me demandent souvent : « Mais pourquoi est-ce que tu demande au sujet de te faire part de son expérience juste au moment où il entre en transe – cela doit sûrement l’en faire sortir ? » Et bien d’abord cela m’est égal que le sujet sorte de transe car j’aime frustrer la réaction et ensuite elle va me donner des informations concernant son expérience subjective. Jusqu’ici j’ai seulement utilisé ce que j’ai pu observer. Maintenant j’ai des informations internes. De plus pour me faire part de son expérience, il faut qu’elle aille à nouveau chercher à l’intérieur, notamment quand je lui demande d’identifier dans quelle partie du corps elle ressent le plus la chaleur.

Commentaire 45

Ici je sépare plus directement la communication avec le conscient de la communication avec l’inconscient en utilisant le changement de direction de la voix. Quand je me penche à gauche, je parle à son inconscient et quand je me penche à droite, je parle à son conscient. Du moment que je suis cohérent, elle sera inconsciemment capable de répondre aux communications séparées. En fait je lui dis de ne pas écouter consciemment. Je veux que son conscient reste en Turquie pendant que j’ai une discussion en privé avec son inconscient. Je ne veux pas qu’ « elle » (son conscient) interfère avec les processus autonomes.

Commentaire 46

Cela rend la profondeur de la transe contingente de la respiration. Les suggestions dépendantes devraient toujours utiliser un comportement continu qui est important pour le sujet. La respiration est plutôt importante donc on l’utilise.  De plus l’expire incite plus à aller en profondeur que l’inspire.

Commentaire 47

Là je suis en train de la préparer pour l’expérience de la lévitation du bras et de la catalepsie en utilisant une métaphore. La métaphore ne fait pas sens pour l’instant et elle se place donc dans un état d’attente inconsciente pour découvrir ce qui signifie cette métaphore. [« bien droite » en anglais se dit « upright »(haut droit), ce qui est une préparation à la lévitation du bras droit.]

 
 
 
Par Stephen Brooks - Publié dans : santé
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /Juil /2007 22:42
 
 
 
 

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 L'hypnose



Histoire

L'hypnose est connue depuis l'Antiquité mais c'est seulement au XIXe siècle qu'elle a été décrite en Occident, grâce à un médecin viennois, le docteur Messner.

Le docteur Charcot l'a ensuite rendue célèbre, il y a plus d'un siècle, en l'utilisant pour traiter l'hystérie. Puis, le psychiatre américain Erickson a développé des techniques verbales permettant de se déconnecter de ce qui nous entoure.

Définition

L'hypnose est une pratique qui, contrairement à une idée préconçue, ne permet pas de manipuler quelqu'un et de l'obliger à faire quelque chose contre sa volonté.

Il s'agit plutôt d'un "état modifié de notre conscience", comme le sont le sommeil ou la veille, et l'ensemble des techniques qui permettent de provoquer cet état.

Il faut souligner que nous sommes en état d'hypnose plusieurs fois par jour, le plus souvent sans le savoir. Lorsque ce phénomène naturel survient, on dit que l'on est "en transe".

Concrètement, et selon les spécialistes de l'hypnose, nous entrons en transe de manière spontanée quand nous faisons un jogging, que nous regardons un film captivant ou que nous conduisons sur une autoroute chargée, par exemple.

En revanche, l'hypnose n'est ni une forme de sommeil, puisque l'on reste toujours conscient, ni une méthode de relaxation, même si cette technique est souvent ressentie comme un état très agréable. Ce qui est sûr, c'est qu'elle nécessite une grande coopération de la part du patient.

Ses applications

L'hypnose est de plus en plus utilisée dans les blocs opératoires, les centres de la douleur et lors d'actes médicaux douloureux, comme l'endoscopie ou le changement des pansements chez les grands brûlés.

Cette technique est particulièrement adaptée aux enfants, en chirurgie pédiatrique, mais aussi chez les adultes, en chirurgie plastique abdominale (par exemple, pour une ablation de la vésicule). Elle est utilisée également par les dentistes.

La prise en charge de la douleur bénéficie aussi des avancées prometteuses de l'hypnose. En effet, en modifiant la perception de la douleur, elle permet de mieux la supporter. C'est intéressant pour les douleurs rebelles aux traitements classiques, d'origine neurologique et cancéreuse, qu'elles soient aiguës ou chroniques.

Cela explique pourquoi depuis quelques années, les médecins l'utilisent de plus en plus.

Explication médicale

Le mécanisme de l'hypnose est encore mal connu. On commence seulement à comprendre son fonctionnement dans le domaine de la douleur, notamment, à savoir que cette technique agit au niveau du cerveau dans une zone appelée "système limbique", située entre les deux hémisphères, et où se situent les centres de la douleur.

La sensation de douleur est transmise au cerveau par des messagers spécifiques, qui sont appelés "neuromédiateurs". Or, l'hypnose permet de bloquer leur circulation, et donc, de la douleur dans le corps.

On sait aussi qu'un deuxième mécanisme intervient, via la diminution de la quantité d'hormones de la douleur, les kinines. Des études sont en cours afin de mieux connaître les zones du cerveau où ce phénomène agit.

Plus largement, l'hypnose doit être approfondie et son développement relève essentiellement d'études médicales, rigoureuses et contrôlées.

 Intervenante

  • Dr Catherine Bouchara, médecin généraliste
Définition

L'hypnose, est un "état modifié de notre conscience" que l'on utilise en chirurgie ou dans le traitement de la douleur.

L'état hypnotique est un phénomène spontané et normal. L'objectif du médecin est d'entretenir ce phénomène naturel dans un but thérapeutique. Cela demande la coopération complète du patient.

Il faut souligner que nous sommes en état d'hypnose plusieurs fois par jour. Le plus souvent, sans le savoir ! Lorsque ce phénomène naturel survient, on dit que l'on est "en transe". 

Selon les spécialistes de l'hypnose, nous entrons en transe de manière spontanée quand nous faisons un jogging ou que nous conduisons sur une autoroute chargée. 

Si votre mari ne vous répond pas, vous pensez qu'il ne vous écoute pas ? Il peut tout simplement être en état hypnotique. Il est tellement concentré qu'il n'entend vraiment pas ce que vous lui dites. 

La formation

En attendant que l'hypnose soit une science plus précise, il est impératif de régir la formation des médecins. Tout le monde ne peut et ne doit pratiquer l'hypnose comme ça.

160 personnes sont formées par an. Et pour la première fois, des chirurgiens participeront à cette formation, en décembre 2005.

Le fonctionnement

Le mécanisme de l'hypnose n'est toujours pas élucidé. On sait seulement qu'il y a une altération de la volonté, de la conscience et de la mémoire. Mais on comprend toutefois mieux le fonctionnement de l'hypnose dans le domaine de la douleur.

L'hypnose agit au niveau du cerveau, dans une zone appelée "système limbique". C'est là que se trouvent les zones de la douleur.

La sensation de douleur est transmise au cerveau par l'intermédiaire de messagers, les neuromédiateurs. L'hypnose bloque la circulation de ces neuromédiateurs et donc, de la douleur dans le corps. Elle les empêche de "dire" au cerveau que tel ou tel endroit du corps souffre. De plus, l'hypnose diminue la quantité d'hormones de la douleur.

Des études sont en cours afin de mieux connaître les zones du cerveau où l'hypnose agit. L'activité du cerveau pendant l'hypnose est elle aussi étudiée.

Précisons que l'hypnose est utilisée à la demande du patient uniquement. Un médecin ne peut absolument pas l'imposer à ses malades.


 
Par Dr Catherine Bouchara, médecin généraliste - Publié dans : santé
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